16 août 2015

La tour blanche

La tour blanche
(Un rêve eu l'année dernière)

C’est une tour blanche, étroite et haute, aux airs de minaret, dont les deux vantaux sculptés d’une porte colossale, gravissent jusqu’au ciel pour s’évanouir dans un décor de nuages opaques.

Passée l’entrée, l’effet s’inverse ; le plafond ne s’élève pas plus haut que celui d’une cathédrale, l’unique paroi ronde immaculée diffuse une intense clarté et en lieu et place du sol, un gouffre aux teintes vermillons tel un cratère de volcan, semble ouvrir un passage jusqu’au centre de la Terre. La façade, dentée de marches courtes, érige un chemin abrupt n’invitant guère à la curiosité.

En atteignant le fond de la fosse, après une descente incertaine, c’est une pyramide de mannequins, entassés par centaines et disposés en tout sens, comme des corps déshumanisés disloqués, qui vous accueille face à l’antichambre de la reine ; un cabinet tapissé de rideaux et tentures murales d’un velours rouge vif presque écarlate et baigné d’une douce et chaude lumière provenant directement de la surface par un judicieux jeu de miroirs.

Au fond de la pièce, deux portes blanches rectangulaires de taille standard et du plus simple effet, offrent au visiteur un dilemme crucial. L’une s’ouvre sur un carré vide, l’autre mène aux mains de la reine, monstre informe se nourrissant des forces vives de tout aventurier malchanceux.

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(A dream i had last year)
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